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Julie F.

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Protection contre les processionnaires du pin et du chêne

Julie F.•il y a 1 an Une chenille, ça n'a l'air de rien, ça paraît inoffensif, et puis on se dit qu'une simple chenille ne nous causera pas de problèmes, que ça n'arrive qu'aux autres. Pourtant tout le monde est concerné : les enfants et les adultes. Et je vous assure que de voir un animal qu'on aime, ne pas être certain de continuer à vivre à cause de ça, c'est insupportable... Luttons ensemble contre les processionnaires !Reconnaître une chenille processionnaireToutes les chenilles ne sont pas dangereuses.La chenille processionnaire du pin est brunâtre avec des taches rougeâtres sur le dessus et les flancs. Sa face ventrale est jaune. Elle est fortement velue et couverte de soies urticantes et allergisantes. Elle mesure jusqu'à 4 cm.La chenille processionnaire du chêne est très similaire : plutôt jaunâtre avec une ligne noire sur le dos. Elle est aussi fortement velue, ce qui lui donne un aspect gris argenté.Elles se déplacent en groupe, en file indienne.La processionnaire s'installe de préférence sur le pin noir d’Autriche ou sur le pin sylvestre, le pin maritime, le pin lariccio de Corse, le pin d’Alep, le pin Salzman, le pin de Monterey, le douglas, le mélèze, voire le cèdre. Leur dangerosité Les poils urticants que l'on trouve sur les chenilles, dans les cocons, dans les nids et dans les sites d’enfouissement sont dangereux pour les humains : ils peuvent être à l’origine de réactions graves (respiratoires, cutanées, des muqueuses ou de l’œil). Votre enfant, plus fragile et plus proche du sol peut potentiellement être victime d'une processionnaire. Pour les animaux (chiens, chats…), museau au sol, la rencontre avec une processionnaire peut être fatale : nécrose de la truffe, de la langue, et en cas d’ingestion le pronostic vital est engagé.Ces insectes sont aussi une nuisance pour les arbres eux-mêmes dont ils se nourrissent. Expansion du territoire et cycle de viePour faire simple : les papillons construisent des nids de soies dans certaines variétés de pins et de chênes et y pondent leurs œufs. Ceux-ci deviennent des chenilles qui descendent le long du tronc pour aller s'enfouir dans le sol. Puis elles se métamorphosent en papillons qui sortent de terre et recommencent le cycle.Avec le dérèglement climatique, le territoire des processionnaires s'est étendu à quasiment l'intégralité de la France. Et les périodes d'exposition à la chenille sont de plus en plus longues et difficiles à prévoir : de novembre à avril pour celles du pin, d'avril à août pour celles du chêne. C'est pourquoi, l’action que nous devons mener pour lutter contre les processionnaires doit être renforcée, tout au long de l'année.Les actions à menerRenforcer l'effort de la municipalité : Recenser tous les arbres à risque dans l’espace public Poser des pièges (collerettes et phéromones) sur tous les arbres sans exception Vider plusieurs fois par cycle les sacs des collerettes Ne plus planter de nouveaux pins et chênes : les papillons peuvent se déplacer sur plusieurs km et la présence d'un arbre qui leur convient perpétue leur expansion Remplacer les pins et chênes vieillissants par d'autres essences Demander aux agents municipaux de détruire les chenilles au sol et de prévenir dès qu'ils voient un cocon se former, ils sont visibles à l'œil nu Faire intervenir une équipe de destruction des nids plusieurs fois par an. La descente en procession est théorique, et une chenille ou ses poils urticants peuvent être transportés par des vents importants. Par ailleurs un nid abandonné peut garder son caractère urticant pendant plusieurs années. Sensibiliser la population : Par une campagne d'affichage Par des posts sur les réseaux sociaux Protéger les prédateurs de la chenille processionnaire : Protéger la mésange : installer des nichoirs (entrée de diamètre 32 mm) assez haut dans les arbres, tous les 30 mètres Lutter contre les perruches à collier, espèce invasive, qui nous colonisent (population de +25% chaque année) et qui sont des prédateurs des mésanges Protéger les chauve-souris : replanter des haies, installer des gîtes en bois (voir les recommandations de la LPO) Agir ensemble : Recenser les arbres concernés dans l'espace privé Aider les propriétaires à protéger leurs arbres en finançant des pièges Créer une application participative où tous les arbres à risque sont recensés et où toutes les chenilles aperçues peuvent être notées en temps réel  L’idée n'est pas d’éradiquer la processionnaire, cet objectif n'est pas réaliste. Mais en ville, les arbres ne sont pas si nombreux et une action plus approfondie est possible. Protégeons-nous !
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